Voici le texte du message presente au Bureau de direction
de la Conference des évêques catholiques du Canada, par Vision
catholique: Canada, le 28 aout 1997, au terme de la campagne de collecte
de signatures.
Ce n'est encore que l'aurore
(Jean XXIII)
Un appel aux
évêques catholiques du Canada
de
Vision catholique: Canada
Table des Matières
Préambule
Notre symbole illustrant l'apparition de l'aurore rappelle les paroles
que prononçait le pape Jean XXIII aux évêques du monde
lors de l'ouverture du Concile Vatican II le 11 octobre 1962:
Le Concile qui commence aujourd'hui s'ouvre dans l'Église comme
une aube qui annonce un jour splendide. Ce n'est encore que l'aurore.
Ce Concile a été marqué d'une orientation
collégiale
et pastorale, et il a laissé espérer qu'éventuellement,
une pareille orientation serait prise par l'Église à tous
ses niveaux. Malheureusement, cette attente n'a pas été
comblée.
Au contraire, nous devons constater qu'un grand nombre de fidèles
ont délaissé l'Église et, qu'en plus, de nombreux
catholiques ont abandonné la pratique réligieuse. Au Canada,
le nombre de vocations a décliné et certaines questions qui
ont fait surface depuis le Concile engendrent de graves divisions dans
le Peuple de Dieu. Étant donné que l'attention est placée
sur les réactions polarisées que suscitent ces diverses questions,
la bonne nouvelle a perdu la place centrale qu'elle doit occuper comme
manifestation visible de notre Église.
Au Canada, comme d'ailleurs dans le monde entier, l'Église traverse
une crise de plus en plus grave. C'est cette situation dramatique qui nous
a amenés à assumer nos responsabilités en tant que
Peuple de Dieu adulte, et à nous mettre à l'oeuvre. Notre
plus grand souhait est de collaborer avec nos soeurs et frères catholiques
- évêques, prêtres et laêcs - et de nous attaquer
ensemble à ces questions qui, parce qu'elles ne sont pas
réglées,
continuent de diviser l'Église.
Nous avons été encouragés par le nouvel esprit
de renouveau qui s'est manifesté lors des campagnes de cueillette
de signatures entreprises d'abord en Autriche et en Allemagne et qui sont
reprises, depuis lors, sur tous les continents. Nous avons voulu donner
aussi aux catholiques canadiens l'occasion d'exprimer leurs espoirs pour
l'avenir de l'Église et de mettre le doigt sur les questions qui,
pour un grand nombre, constituent maintenant des obstacles à une
vie chrétienne pleinement vécue.
Durant les préparatifs de notre campagne, nous avons constamment
gardé à l'esprit l'enseignement des deux grands documents
de base du Concile Vatican II: La constitution de l'Église (Lumen
Gentium) et La constitution pastorale de l'Église dans le monde
moderne (Gaudium et Spes). Il nous a été ainsi rappelé
que l'Église est, dans le Christ, un sacrement ou un signe instrumental
d'union avec Dieu et d'unité avec toute l'humanité. Les
Pères
du Concile ont déclaré qu'il est clair pour tous, que tous
les fidèles de n'importe quel état ou rang sont appelés
à la plénitude de la vie chrétienne et à la
perfection de la charité: de cette sainteté découle,
même dans la société terrestre, une teneur de vie plus
humaine (L. G. no 40). Le Concile a également déclaré
que l'espérance eschatologique ne diminue pas l'importance des
tâches
terrestres, mais en soutient bien plutôt l'accomplissement par de
nouveaux motifs (G.S. no 21).
Notre objectif a été de favoriser un débat ouvert
et constructif. Dans un esprit de dialogue et non de confrontation, nous
avons tenté de recueillir des signatures dans toutes les parties
du pays. Notre campagne a été menée dans les deux
langues officielles entre la Fête de l'Épiphanie et la Fête
de la Pentecôte de 1997, et notre appel a été adressé
aux évêques canadiens. Dans nos efforts en vue de lire les
signes des temps avec toute la précision voulue, nous nous sommes
mis à l'écoute d'un très grand nombre de catholiques
du Canada. Nous croyons en effet que le premier pas en vue de résoudre
la crise consiste à ouvrir le dialogue sur les importantes questions
qui ne font l'objet d'aucune discussion. Un forum qui encourage chacun
à s'avancer et à se prononcer sans crainte est devenu
nécessaire.
C'est dans l'esprit du Concile Vatican II que nous soumettons ce rapport
aux évêques canadiens en espérant ardemment qu'il nous
engage ensemble dans un aggiornamento soutenu de l'Église.
La formulation de l'Énoncé de vision
Notre Énoncé de vision constitue un document canadien qui
a été mis au point suite à une vaste consultation
auprès des catholiques du pays. Les questions dont il fait état
ont été soulevées lors de nombreux synodes canadiens
et s'apparentent à celles qui ont été signalées
dans d'autres pays.
Le texte qui a finalement été approuvé passe des
espoirs généralisés pour l'avenir (numéros
1 et 2) à des questions plus spécifiques, sources de dissension,
qui ne pourront être solutionnées que par le dialogue
(numéros
3, 4 et 5), et à un désir de structure de gouvernement plus
collégial de l'Église (numéro 6).
Ce texte a parfois eu tendance à empêcher les gens à
se montrer réceptifs, parce que la formule exigeait une approbation
de l'ensemble du document. Le désaccord sur un seul point a donc
fréquemment entraîné le rejet de tout l'Énoncé.
Pour certaines questions plus contestées, bon nombre n'avaient
pas les connaissances théologiques nécessaires à un
assentiment éclairé. Dans ces cas, le respect de l'autorité
a souvent servi de substitut à la compréhension.
Le mode de distribution
Vision catholique: Canada (VCC) a ouvert ses bureaux à Ottawa le
31 octobre 1996 afin de mieux coordonner l'action des bénévoles,
de distribuer l'Énoncé et de compiler les réponses.
Environ 10 000 copies de l'Énoncé de vision, dont 7 000 en
anglais et 3 000 en français, ont été distribuées
par le siège social. Un certain nombre a été adressé
à des personnes qui avaient accepté d'agir comme coordonnateurs
régionaux; le reste a été envoyé aux individus
qui avaient signé l'Énoncé en les invitant à
recueillir d'autres signatures.
Nos limites budgétaires nous ont empêchés de faire
paraître l'Énoncé dans les grands journaux canadiens.
Au meilleur de notre connaissance, trois journaux catholiques - le Prairie
Messenger, le Island Catholic News et le Catholic New Times - ont publié
le document, de même que deux journaux laêcs - le Regina Free
Press et le Markham Economist and Sun. Également, l'organisme Corpus,
la Coalition of Concerned Canadian Catholics et le Catholic Network for
Women's Equality ont reproduit l'Énoncé dans leur bulletin
de nouvelles.
Les textes de l'Énoncé et des Notes complémentaires
ont été placés sur l'Internet et, dans la région
d'Ottawa, l'Énoncé a été adressé directement
à 2 000 personnes intéressées des écoles
séparées.
Dans certaines parties du pays, par exemple à Sudbury, Vancouver,
St-Jean, Markham, Bragg Creek et Calgary, des séances de discussion
et des assemblées publiques ont servi à la distribution.
Deux démonstrations pacifiques - à Ottawa et à Toronto
- ont aussi fourni une occasion de distribuer le document.
Sauf pour quelques cas, nous n'avons pas pu nous adresser aux paroisses
pour faire connaître et distribuer l'Énoncé de vision.
Nous ne nous sommes pas non plus adressés aux étudiants des
écoles secondaires ou universités. Nous n'avons fait aucun
effort spécial pour rejoindre les catholiques non pratiquants. Nous
n'avons pas non plus sollicité l'appui de non catholiques.
Les rapports de nos coordonnateurs locaux montrent que les discussions
en petits groupes et le réseautage individuel ont été
les moyens les plus communément utilisés pour recueillir
des signatures. Manifestement, la couverture obtenue au pays a été
très inégale, en fonction surtout de la disponibilité
et des efforts de nos bénévoles locaux.
Une évaluation de notre démarche
1. L'efficacité d'une campagne de ce genre dépend de trois
facteurs principaux: le leadership, la communication et les ressources.
2. Un impact négatif a été exercé sur la
campagne par les forces de l'opposition.
-
A. Le manque d'appui et, dans certains cas, l'opposition directe de certains
représentants de l'autorité ecclésiastique ont
empêché
la campagne de prendre son plein envol. Bon nombre de catholiques de toutes
les parties du Canada s'attendaient à pouvoir trouver une copie
de l'Énoncé et à en discuter au niveau de leur
paroisse.
-
B. En outre, certaines organisations qui sont réfractaires à
notre initiative et qui jouissent de substantielles ressources financières
ont publié et distribué des rapports grossièrement
fallacieux au sujet de notre Énoncé, de nos ressources et
de nos intentions. Ces fausses représentations ont suscité
beaucoup de réactions négatives, de crainte et d'hostilit
é ouverte.
3. Les points forts de notre campagne
-
a) Plusieurs coordonnateurs locaux ont eu l'occasion pour la première
fois d'assumer les responsabilités que leur confère le Concile
Vatican II (L. G. no 37).
-
b) L'initiative des coordonnateurs locaux a communiqué à
d'autres la force de s'exprimer.
-
c) Les discussions suscitées par l'Énoncé ont fourni
à un grand nombre une occasion unique d'approfondir leurs
connaissances.
-
d) Pour d'autres, la campagne a nourri leur espérance. Une personne
affirmait: c'est le premier signe d'espoir que je vois apparaître
depuis trente ans.
Les résultats de la campagne
Cinq-mille neuf cent dix (5910) personnes ont signé
l'Énoncé
intitulé Notre vision d'une Église renouvelée. 20
En plus des signatures, 276 lettres sont parvenues à nos bureaux.
De celles-ci, 74 p. cent nous encourageaient à continuer notre action,
15 p. cent contenaient des demandes de renseignements supplémentaires
et enfin, 22 p. cent manifestaient une opposition à l'Énoncé
de vision. Vingt-huit p. cent des lettres d'opposition peuvent être
classées comme correspondance haineuse. Nous devons considérer
les points forts mentionnés plus haut comme des résultats
positifs de la campagne. L'acceptation de responsabilités et les
prises de position par toutes ces personnes sont des sources d'espoir pour
l'avenir.
En dernier lieu, nous avons eu le privilège de devenir un poste
d'écoute d'un grand nombre de récits personnels de souffrance
et de peine. L'éveil à ces dures réalités nous
engage à poursuivre notre travail. Le besoin indéniable
d'éducation
des adultes au sein des communautés ecclésiales s'est fait
nettement sentir. Nous avons constaté les ravages que fait la peur
chez un grand nombre de catholiques, et notre conscience de la recherche
de pouvoir et de domination manifestée par les intégristes
est devenue encore plus aigue.
L'importance de la réaction
Ceux qui sont conscients des ressources et de la logistique nécessaires
à une enquête nationale admettront, en tenant compte des contraintes
et des obstacles mentionnés plus haut, que le niveau de réaction
obtenu pour notre Énoncé constitue une réussite. Toute
allégation à l'effet que les 5910 réponses n'indiquent
qu'un soutien minimal à la substance de l'Énoncé doit
être rejetée. La réaction obtenue doit être
examinée
en rapport avec un large éventail de recherches-sondages et de cueillettes
d'opinions portant sur des questions similaires.
Cette année, la maison de sondage Greeley and Hout a fait enquête
dans cinq pays européens et aux États-Unis pour établir
avec plus de précision le soutien qui existe en faveur du changement
et de la réforme au sein de l'Église. Plusieurs
éléments
correspondent exactement à des points de notre Énoncé
de vision, p. ex., le mariage des prêtres, l'ordination des femmes
et l'élection des évêques. Les résultats obtenus
indiquent une réaction fortement positive sur ces points chez les
catholiques d'Espagne, d'Italie, d'Irlande et des États-Unis.
Des sondages sur des questions du même genre ont été
faits également au Canada, notamment par Reginald Bibby. (Ils indiquent
une attitude favorable des catholiques sur certaines des questions les
plus contestées.)
-
a) Entre 1975 et 1990, deux sondages ont montré que 80 et
77 p. cent respectivement des catholiques sont en faveur de la liberté
pour les prêtres de se marier. Dans le sondage de 1990, un nombre
bien supérieur de la moitié de ceux qui vont à
l'église
chaque semaine, de toutes catégories d'âge, sont d'avis que
le célibat devrait être optionnel (Bibby, 1996, p. 202 sq.).
-
b) Également, 75 p. cent et 70 p. cent estiment que les femmes devraient
pouvoir recevoir l'ordination sacerdotale. En 1990, sauf chez ceux de 55
ans et plus (48 p. cent), plus de la moitié des pratiquants assidus
était de cet avis (Bibby, 1993, p. 202 sq.).
-
c) La reconnaissance des droits des homosexuels est appuyée par
plus de 75 p. cent des catholiques, y inclus les catholiques engagés
(Bibby, 1987, p. 159; 1993, p. 86 sq.)
-
Les questions relatives à certains aspects de la sexualité
n'ont pas révélé de tendance nette dans les réponses
(Bibby, 1987, p. 153 sq., 1993, p. 86 sq.). Mais à ce sujet, il
existe un désaccord suffisant avec l'enseignement officiel de
l'Église
pour justifier une consultation et un dialogue chez les catholiques.
Ce genre de sondage général tente d'obtenir une
représentativité
qui permette à ses auteurs de procéder à des
généralisations
pour l'ensemble de la population catholique. Pour nous, même si nos
répondants ne constituent pas un échantillon représentatif
de ce genre, il n'en reste pas moins qu'un important segment de la
communauté
catholique a manifesté un fort dési r d'être entendu.
Nous ne devons pas oublier non plus le fait que les discussions des
synodes diocésains du Canada portent sur des questions similaires
et manifestent une même volonté des fidèles de se faire
entendre.
Le financement de la campagne
La campagne de Vision catholique: Canada a été entièrement
financée par des contributions volontaires. Conscients des
difficultés
économiques actuelles au pays, nous avons demandé aux gens
de contribuer selon leurs moyens , et grâce aux activités
menées par des bénévoles, les sommes obtenues ont
suffi pour les tâches entreprises, mais elles n'ont pas permis de
mener une campagne plus intensive.
Revenu total reçu de toutes les sources 13 648,67 $
Dépenses totales au 18 juin 1997 9 760,20 $
Excédent sur les dépenses 3 888,47 $
Ce que nous avons appris
Ce partir des lettres, appels téléphoniques, interviews,
tribunes radio et TV, articles de journaux et rapports des coordonnateurs
locaux, nous avons pu dégager une image qu'on se fait de l'Église
catholique du Canada. Nous résumons ici ce que nous avons entendu
et appris:
Pour un bon nombre, leur expérience de l'Église en est
une de souffrance et de rejet. Ceux qui ont fait part de ces sentiments
sont entre autres: les homosexuels, les lesbiennes et leur famille, les
divorcés et les remariés; les familles monoparentales; les
familles nucléaires, les démunis sur le plan économique;
ceux qui vivent dans des paroisses fermées ou sans prêtre;
des individus opposés à divers aspects de la discipline courante
de l'Église; et un grand nombre de femmes;
-
l'appui en faveur d'un clergé marié, ou incluant les femmes
est important. La participation régulière à la
célébration
eucharistique paraît plus importante qu'une loi restrictive;
-
un grand nombre considère que le dialogue entre les évêques
et les laêcs éclairés demeure minimal. On considère,
de façon générale, que les évêques canadiens
n'ont pas su résister au mouvement de centralisation croissant du
pouvoir à Rome, non plus qu'aux groupes de catholiques extrémistes
qui soutiennent une telle centralisation.
-
il existe beaucoup de peur chez les catholiques, particulièrement
chez les employés des organisations catholiques ou chez ceux qui
font affaire avec elles.
-
l'apathie et la perte de tout espoir caractérisent l'idée
que se font bien des catholiques de leur Église.
-
il existe un urgent besoin de solides programmes d'éducation des
adultes et de prédication dans nos paroisses:
-
- bon nombre de catholiques ne possèdent qu'une connaissance
littérale
de l'Écriture et de la Tradition, et une connaissance simpliste
de l'histoire de l'Église;
-
- les documents du Concile Vatican II ne sont pas assez largement connus;
-
- les enseignements de l'Église en matière de justice sociale,
contenus dans les documents pontificaux et les documents de l'Église
canadienne, n'ont pas été suffisamment transmis aux
fidèles;
-
- la doctrine sur la conscience éclairée n'est pas bien
connue.
Nous avons également appris que:
-
les gens souhaiteraient l'instauration d'un gouvernement de participation
plus collégial dans l'Église de ce pays;
-
les gens aimeraient avoir l'occasion de participer à l'élaboration
de l'enseignement sur la sexualité humaine;
-
les personnes marginalisées désirent qu'un forum leur permette
de faire connaître les attitudes et les services de soutien dont
ils auraient besoin de la part de l'Église;
-
un grand nombre de fidèles sont disposés à dialoguer
ouvertement à condition que les dirigeants de l'Église se
montrent favorables à un tel dialogue;
-
un grand nombre de catholiques s'inquiètent de la situation de
l'Église
au Canada, et spécialement de la montée de l'intégrisme
catholique. Ils se déclarent prêts à aider, mais ne
voient aucun moyen de le faire.
Recommandations
-
1. Étant donné la nécessité d'un dialogue à
tous les niveaux - local, régional et national - au sein de
l'Église
catholique canadienne, VCC recommande:
-
que la Conférence des évêques catholiques du Canada
(CÉCC) travaille en collaboration avec tous les secteurs de
l'Église
en vue d'établir des mécanismes devant favoriser le dialogue
et qui permettent à tous les catholiques de s'exprimer, de façon
ouverte et sans crainte, sur toutes les questions qui les
préoccupent;
-
2. Étant donné que de nombreux catholiques au Canada estiment
que les évêques ont trop souvent abdiqué leur rôle
de chef de file au sein de l'Église canadienne, VCC recommande:
-
a) que la CÉCC et chaque évêque s'occupent
immédiatement
des articles de l'Énoncé de vision qui n'exigent pas l'approbation
du Vatican;
-
b) que les évêques canadiens prennent fortement position
auprès
de Rome sur les questions de l'Énoncé de vision qui concernent
l'Église universelle, et que nous soyons, au Canada, informés
de telles interventions;
-
3. Étant donné le peu de connaissances dont font preuve un
grand nombre de catholiques en matière de documents conciliaires,
d'enseignement - universel et canadien - sur la justice sociale, et
d'études
bibliques contextuelles, VCC recommande:
-
que la CÉCC contribue à la création de tous les programmes
de formation nécessaires dans les diocèses.
-
Il ne doit faire aucun doute que les membres de VCC partout au Canada sont
plus que désireux de faire leur part et de collaborer à toute
initiative dans le sens de ces recommandations.
Observations finales
Nous vous remercions de nous avoir permis de dialoguer avec vous sur notre
campagne et ses résultats. Bien qu'aucun d'entre nous ne soit doté
du pouvoir de prédire l'avenir, nous avons été
réconfortés
par les paroles de l'archevêque d'Ottawa, S.E. Marcel Gervais, qui
a déclaré: le modèle de l'Église qui perdurera
est celui de la coresponsabilité avec le laêcat . Nous
considérons
que notre initiative constitue un humble et premier pas dans la
réalisation
de ce modèle, ainsi qu'une source d'espérance pour un grand
nombre de catholiques canadiens.
28 August 1997
HTML version Copyright © Ingrid Shafer 1997